Les polynésiens
Certains polynésiens en quête de leur identité se posent souvent la question
« D'où venons-nous ? et qui sommes-nous ?
Les historiens les plus affûtés du Pacifique, de métropole ou d'autres pays d'Europe se sont penchés sur cette question en apportant des explications basées sur des études scientifiques.
Tout le monde est parvenu aux mêmes résultats après des années de doutes et d'hésitations.
Une hypothèse, selon les études arrangées des chercheurs dit que les ancêtres des polynésiens viennent d'Asie et ont peuplé toute la côte de ce continent jusqu'ici.
L'origine la plus probable des racines de la polynésie remonterait à plus de 6000 ans d'une racine mélanésienne. Le Triangle Polynésien (Rapa Nui, Hawai'i, Aotearoa) a été peuplé progressivement depuis le début de l'Ere Chrétienne.
La plupart des polynésiens ne connaissent pas leur histoire et leur culture.
Nos Ancêtres vivaient en parfaite harmonie avec la nature.
Ils savaient l'utiliser et aussi l'observer.
Ils avaient commencé un travail d'excellente vision du futur, grâce auquel, aujourd'hui nous pouvons montrer à la connaissance du Monde notre existence considérable.
Car, le Peuple Ma'ohi a fait de grands progrès pour garder et protéger son identité, sa langue, ses arts, ses traditions, et les valeurs qui nous unissent avec notre passé.
Dans le Triangle Polynésien tout entier, on retrouve les mêmes traditions , le même type physique , les mêmes légendes , une langue commune avec néanmoins quelques variantes, autant de preuves qui étonne bien souvent et démontrent surtout d'une même origine, d'une même source.
La Parole n'est-elle pas le plus beau cadeau du Ciel ?, afin que nous puissions nous exprimer dans notre langue et les langues étrangères, comme nous pouvons parler le français.
Polynésien voilà ta science et ton intelligence, car les étrangers ont beaucoup de difficultés de s'exprimer dans ta langue.
Les langues polynésiennes
L'aire d'extension des langues polynésiennes couvre une grande partie du Pacifique et forme ce qu'on a appelé le « Triangle Polynésien" dont les sommets sont Rapa Nui au sud-est, Hawai'i au nord et Aotearoa au sud-ouest.
On compte un peu plus d'un million de locuteurs parlant l'une des quelques 40 langues polynésiennes : samoan, tahitien, tonguien, maori, rarotonga, niuéen, paumotu, marquisien, rotuman, wallisien, futunien, faga-uvea, tokelauien, hawaïen, rapanui, tuvalien, etc...
Les liens uniques entre la langue et la culture Ma'ohi semblent créer une relation spéciale que nous commençons juste à apprécier.
L'Art y était privilégié avec une grande richesse et une finesse absolue. L'histoire des polynésiens remonterait à environ 1000 ans avant J-C.
Dépourvu d'écriture, les traditions se sont transmises de pères en fils, d'une génération à une autre, d'une île à une autre. Partis depuis le centre de l'Océanie, de Hawaiki nui-hava'i ( Raiatea ) et des Marquises plus précisément, les polynésiens conquirent d'autres îles comme : Rapa Nui, Hawaii et Aotearoa. La stylisation de l'art fut poussée à l'extrême dans ces dernières, chaque groupe d'îles ayant développés au fil du temps leurs motifs propres.
L'arrivée des européens entraînera un bouleversement sans précédent au niveau social, politique, et surtout religieux, la curiosité et la naïveté des insulaires. Les traditions furent donc oubliées, la population se conformant très rapidement au modernisme.
Comme toutes les civilisations, la société polynésienne était bien organisée. La première famille ou tribu qui débarque sur l'île est à l'origine de cette organisation sociale.
Les descendants directs, appelés "matahiapo" , se révéleront être une classe sociale bien à part. En évitant un mélange aux nouveaux arrivants, ils forment pour ainsi dire une aristocratie : les "arii". Cependant, leur autorité est plus spirituelle que politique, car leur généalogie fait part de leurs ancêtres conquérants, qui bien sûr détenaient le seul "mana" nécessaire pour un rapprochement des dieux.
Au fur et à mesure du peuplement des îles, les matahiapo finissent par influencer la vie de tous les habitants. A ce stade là, ils sont considérés comme chef suprême ( arii rahi ).
La société polynésienne s'organisait donc très naturellement : les "raatira", chefs de moindre importance qui aidaient les arii ; les "manahune", peuple, pécheurs, artisans, les arioi, une classe bien à part et étrange qui était chargée d'organiser des spectacles et des danses dans les îles et qui recevait de la part du "arii" beaucoup d'appui et d'autorité.
La vie quotidienne était soumise à un système de lois rigoureux, les "tapu", qui répondait à deux impératifs : assurer la stabilité du groupe social par une gestion précise de la vie quotidienne et contrôler les ressources naturelles du territoire.
Comme toute société, des mésententes entre les différents chefs de l'île ou des îles pouvaient engendrer des heurts voire des guerres tribales. Les "iaotai" étaient les chefs de guerre.
Les seules vraies raisons d'affrontements entre tribus étaient d'obtenir des esclaves et des victimes pour les sacrifices humains (les ofeofe, vao, et teuteu ) perpétrés sur les "marae" des îles hawaii . Exemple des îles en Polynésie, ou tout simplement pour l'obtention d'une ceinture de plumes rouge, symbole de pouvoir spirituel du arii .
L'île pouvait donc être divisée en plusieurs parties, elles même pouvant être sous le pouvoir d'un chef.